Le 11 mars de cette année, nous nous sommes réunis pour honorer la mémoire des femmes qui ont donné leur vie pour la Victoire.
Dans ces années lointaines et difficiles, les femmes ne se contentaient pas de soutenir l’arrière, elles étaient également en première ligne : infirmières et médecins, opératrices radio et artilleuses. Elles se tenaient côte à côte avec les hommes, apportant un peu de caprice et de vivacité dans la dure réalité.
Nous avons examiné le rôle des femmes dans la guerre à travers l’exemple du roman de Boris Vassiliev Et l’aube est tranquille….
C’est ce que raconte le roman de Boris Vassiliev Et l’aube est tranquille… – des femmes qui, non par règlement, partaient en garde, bronzaient et se moquaient ouvertement de leurs supérieurs. Et Vasukov, qui avait déjà perdu confiance en le sexe féminin, s’est adouci et s’est attaché à ses combattantes en jupe.
Résumé du Roman
L’œuvre a été écrite en 1969 et publiée pour la première fois dans le magazine Yunost. C’est une prose réaliste de guerre dédiée aux femmes en guerre. Chacune des héroïnes a sa propre histoire, chacune avait projeté son avenir, mais hélas, celui-ci ne s’est pas réalisé.
Au départ, Vassiliev avait prévu d’écrire un récit sur sept soldats défendant une gare. Plus tard, il a décidé de remplacer les hommes par des jeunes filles artilleuses, car le thème des femmes en guerre était peu exploré dans la littérature de l’époque.

L’intrigue
Dans une forêt isolée, à un carrefour ferroviaire stratégique, un groupe de jeunes filles artilleuses tombe sous le commandement du sergent-chef Fedot Vaskov. L’une d’elles, Rita Ovsyankina, revient d’une absence non autorisée et découvre deux saboteurs. Après avoir analysé le rapport, Vaskov décide d’envoyer cinq filles pour capturer les saboteurs. Mais à leur arrivée, il y a seize ennemis. Cinq jeunes filles inexpérimentées contre seize ennemis aguerris.
Vaskov décide d’envoyer Liza Brichkina chercher du renfort. Liza, qui connaît bien la forêt, est presque sortie du marécage lorsqu’un bruit effrayant la fait trébucher, et le marécage l’engloutit. Les autres filles engagent un combat inégal avec les ennemis, malgré la peur et le manque d’expérience. Une par une, elles meurent en faisant preuve de courage. Vaskov espère encore du renfort, sans savoir que Liza est morte.
Vaskov, resté seul, capture les saboteurs survivants.
Des années plus tard, il revient sur le lieu de la bataille pour ériger un monument à ses subordonnées disparues.
Personnages Principaux
Fedot Vaskov — Sergent-chef, 32 ans, un commandant strict mais attentionné. Il perd ses subordonnés mais survit avec un sentiment de culpabilité.
Rita Osyanina — Sérieuse, déterminée. Veuve. Son mari, un garde-frontière, est mort dans les premiers jours de la guerre. Rita s’est échappée en congé non autorisé, non pas pour un homme comme on le pensait, mais pour son fils, qui vivait à proximité.
Zhenya Komelkova — Belle, courageuse, ayant survécu à la perte de sa famille. L’âme de la fête.
Liza Brichkina — Discrète, timide, meurt dans les marais avant d’atteindre ses camarades.
Sonya Gurvich — Intellectuelle, rêveuse, meurt à cause de son inexpérience.
Galya Chetvertak — La plus jeune, naïve, meurt dans la panique en courant vers les ennemis.
Signification du Titre
Et l’aube est tranquille… représente un contraste entre la nature paisible et les horreurs de la guerre. Le calme du matin et le silence de ces lieux rappellent le prix élevé auquel cette paix a été préservée.
Genre et Style
La nouvelle fait partie de la « prose de lieutenant » car elle a été écrite par une personne ayant vécu la guerre. Vassiliev utilise un langage simple mais émotionnel pour transmettre l’atmosphère du front.
Film et Livre
En 1972, Stanislav Rostotsky adapta le roman en film, qui est devenu un classique culte. Il est très fidèle au livre, bien qu’il y ait quelques différences mineures.
La rencontre a été chaleureuse et intéressante.



