Chers lecteurs et admirateurs, membres du Salon littéraire et abonnés de la Maison russe.
Le 24 janvier, dans les murs de la Maison russe, s’est tenue la première soirée à la lumière des bougies — que nous pensions intimiste — consacrée à l’œuvre du remarquable poète, écrivain et traducteur russe Mikhaïl Iourievitch Lermontov.
Nous avions déjà analysé les œuvres de ce grand maître du verbe lors de l’une des réunions du Salon littéraire.
Et à l’automne de cette année, nous avons organisé des lectures littéraires dédiées à l’œuvre de Sergueï Essenine. C’est alors qu’est née l’idée de proposer un événement familial autour des œuvres de Lermontov.
d nombre d’admirateurs de Lermontov.

L’organisatrice et animatrice de la soirée était Maria. Lorsqu’elle a appris combien de personnes s’étaient inscrites, elle a été « effrayée » : « Comment vais-je y arriver ? » Mais ce n’est pas seulement le nombre de spectateurs qui l’a impressionnée — il y avait tant de volontaires pour lire que, vers la fin, nous avons dû refuser certaines prestations, faute de quoi la soirée se serait prolongée bien au-delà de minuit. Plus de 20 intervenants et plus de 50 invités étaient présents. Avouez que c’est impressionnant. Les gens ne sont pas venus pour des noms célèbres, mais pour la poésie.

Voici ce qu’a écrit Maria après l’événement :
« La soirée littéraire consacrée à Mikhaïl Iourievitch Lermontov n’a pas été seulement un événement culturel, mais une véritable rencontre de générations autour de la poésie. Ce soir-là, les poèmes de Lermontov ont été dits par des enfants, des adolescents et des adultes, et c’est précisément cela qui a donné à la soirée sa force et sa vivacité particulières.

Une atmosphère toute spéciale a été créée par les bougies et le son du violon — l’instrument préféré du poète. La lumière douce a rempli la salle de chaleur et de silence, invitant à une écoute attentive et sincère.
La soirée s’est ouverte avec la prestation d’Ouliana — elle n’a que quatre ans. Elle a récité le poème « Le Printemps », et cette voix enfantine, pure et touchante, est devenue le symbole de la rencontre précoce avec la poésie et de la manière naturelle dont elle entre dans la vie.

Le programme a présenté des œuvres de différentes périodes de la création de Lermontov : « Le Printemps », « L’Ange », « Myosotis », « Sur un tableau de Rembrandt », « Le Désir », « L’Étoile », « La Confession », « Si seulement dans l’humble ignorance », « La Voile », « Les Deux Géants », « Le Vaisseau aérien », « Borodino », « La Prière », « Sur la mort du poète », « Berceuse cosaque », « Les sommets des montagnes dorment dans l’obscurité de la nuit », « Mtsyri », « La reine Tamara », « Dans le Nord sauvage », « Les Trois Palmiers », « Le Rocher », « Je sors seul sur la route… »
Ce large éventail poétique a permis de voir Lermontov dans toute sa profondeur — de la lyrique lumineuse aux sommets philosophiques et civiques.

Une pause était prévue au milieu de la soirée. Les invités ont pu découvrir les expositions de la Maison russe, mieux connaître les collections et, dans une atmosphère chaleureuse et presque familiale, boire du thé au samovar. Ce moment de repos est devenu un prolongement naturel de la soirée, renforçant le sentiment de convivialité, de tradition et d’échange vivant.

Je tiens particulièrement à souligner la participation des enfants — Ouliana, Liza, Sergueï, Dmitri, Klara, Valeria, Alexandra, Lada et Stefanie. Leurs prestations ont rempli la soirée de sincérité, de pureté et d’émotion vivante. Les poèmes, interprétés par eux, résonnaient avec une clarté et une tendresse remarquables.

La participation des adolescents plus âgés — Liza, Abdulla, Mathieu et Jan — était tout aussi importante. Il est réjouissant de voir des jeunes choisir une poésie complexe et profonde, travailler le texte avec réflexion et parler de Lermontov de manière sérieuse et émotionnelle. Cela témoigne de l’intérêt vivant de la jeune génération pour les classiques et de leur réelle actualité.

Les participants adultes ont complété le programme de manière organique, créant l’impression d’un espace commun où chaque intervention comptait. On sentait que chacun avait mis une part de soi dans sa prestation — et c’est ce qui a rendu la soirée si cohérente et chaleureuse.

Malgré le grand nombre de numéros, la soirée s’est déroulée d’un seul souffle. Elle est devenue un véritable dialogue des générations et une confirmation vivante que la poésie de Lermontov unit des personnes de tout âge, continuant de résonner de façon moderne, sincère et profonde. »

La Maison russe organise de plus en plus d’événements avec votre participation, chers invités. Les inscriptions sont actuellement ouvertes pour un concert dédié au 8 mars. Des poètes et musiciens vivant et créant ici, en Belgique, se produiront sur scène.
Les prochaines lectures littéraires seront consacrées à Veronika Touchanova. Souhaitez-vous y participer ? Commencez à vous préparer dès maintenant — la date sera annoncée ultérieurement.



