Pour la deuxième année consécutive, des histoires familiales ont résonné depuis la scène de la Maison russe. Enfants et adultes parlent de leurs arrière-grands-pères héroïques qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale et traversé les flammes de la Grande Guerre patriotique.
Cet événement, initialement intime, a rapidement dépassé son cadre habituel. Le nombre de participants souhaitant se produire était si important qu’il a fallu prévoir un entracte.

Le programme a été conçu comme un dialogue vivant entre les époques : des vers immortels des classiques étaient déclamés sur scène, tandis que des images d’archives et des photographies tirées des albums de famille des artistes défilaient sur les écrans. Avant chaque intervention, les participants racontaient l’histoire des personnes apparaissant sur les photographies — les héros de ces années-là, membres de leurs propres familles.

La soirée s’est ouverte avec une œuvre revenant aux origines mêmes de la tragédie. La chanson Les panamas blancs de Vadim Egorov, interprétée par Daria, a rappelé le sort des enfants morts dans les premiers jours de la guerre.

La partie littéraire s’est poursuivie avec des vers encore connus aujourd’hui de millions de personnes. Loukiana a récité le célèbre poème Attends-moi de Konstantin Simonov. Le thème de la transmission entre générations s’est également exprimé dans des créations originales : Maria a présenté son poème Deux frères, dédié aux vétérans de sa famille, tandis que son fils Dima a récité Le petit garçon, également écrit par sa mère.

Les organisateurs ont accordé une attention particulière à une histoire reliant l’héroïsme du peuple soviétique à la Belgique. Evgueni a raconté l’histoire de la rencontre entre le grand poète tatar Moussa Djalil et le patriote belge André Timmermans. Grâce à ce dernier, le Cahier de Moabit a été préservé et rendu à sa patrie, et le nom du poète a été réhabilité.

Le jeune ensemble de joueurs de cuillères Souvenir a interprété avec enthousiasme la légendaire chanson Katioucha. L’ensemble chorégraphique Dance-Time a présenté la composition dansée Rendez la mémoire.

Les récits personnels des participants ont occupé une place centrale dans le programme. Natalia a partagé l’histoire d’un autre héros de sa famille — Anatoli Petrovitch Glagolev. La grande famille Kraev a présenté une véritable mise en scène artistique en interprétant les chansons Je ne peux pas faire autrement et Et la rivière coule.

Roma a récité le poème peu connu Deux camions de Sergueï Mikhalkov.

Ont également été interprétés sur scène :

Yann a interprété Lettre du front d’Edouard Assadow, Svetlana a chanté Valse fortuite, et Ekaterina a interprété la ballade Les grues de Rassoul Gamzatov en s’accompagnant elle-même.

La jeune artiste Alexandra a répondu à la question Pourquoi gardes-tu précieusement ta capote militaire ? (E. Blaguinina). La jeune fille a accompli sa mission avec brio.

Adrian, accompagné de sa mère Tomislava, a raconté l’exploit du soldat russe Aliocha en Bulgarie.

Ilia a chanté à la guitare la chanson de Vladimir Vyssotski Il n’est pas revenu du combat.

Irina a lu un extrait du poème Vassili Tiorkine d’Alexandre Tvardovski, tandis que Natalia a récité Je suis tombé près de Rjev. La note finale de l’événement a été donnée par Sérioja avec le poème Jour de la Victoire de Zinaïda Alexandrova.

En clôturant les lectures, les animateurs ont remercié tous les participants pour leur présence. Cette soirée a une nouvelle fois prouvé que tant que les poèmes et les chansons de ces années continueront de résonner, et tant que les récits familiaux seront transmis de génération en génération, l’exploit des ancêtres restera immortel.