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Centenaire de Maïa Plissetskaïa

Issu des collections du Musée théâtral Bakhrouchine

Du 10 décembre 2025 au 12 janvier 2026, la Maison russe à Bruxelles présentera une exposition consacrée à l’une des plus grandes ballerines du XX siècle — Maïa Mikhaïlovna Plissetskaïa.

Vernissage : le 9 décembre à 19h00

L’exposition, consacrée à la ballerine légendaire du XXème siècle, présente des matériaux provenant des fonds du Musée théâtrale d’état A. Bakhrouchine, ainsi que des photos fournies spécialement pour ce projet par un célèbre photographe Mikhaïl Logvinov.

« L’énergie enragée du maître qui surpasse les limites du corps, quand le mouvement musculaire se transforme en spirituel. »

Andreï Voznessenski

 

La légendaire danseuse de ballet russe Maïa Plissetskaïa est une femme d’un destin incroyable et unique. Elle est devenue l’un des symboles du XXème siècle – le symbole de l’audace, courage et poursuite de la liberté. L’énergie et le talent, multipliés par le caractère et l’assiduité, ont fait de Maïa Plissetskaïa l’une des personnalités clés de l’art russe du XXème siècle. L’artiste du Peuple de l’U. R. S. S., danseuse Etoile du Théâtre Bolchoï, ayant travaillé avec les meilleurs chorégraphes  du monde, elle a prit de l’avance sur son temps  dans son art de ballet. Le publique et les critiques impressionnés l’appelaient la meilleure Odette, Raymond, Kitri, Aurore. Maïa Plissetskaïa inspirait Pierre Cardin, le poète Andreï Voznessenski dédiait à la ballerine ses poèmes et l’appelait « une étincelle d’enfer ». Le chorégraphe Maurice Béjart nommait la danseuse « le génie des métamorphoses. » Le peintre Marc Chagall esquissait les poses de ballet de Plissetskaïa pour employer plus tard sa grâce sauvage pour créer ses chefs- d’œuvre.

Son premier rôle Plissetskaïa a eu à l’âge de 7 ans quand elle vivait avec ses parents sur une île norvégienne Spitzberg. Elle a participé dans une mise en scène de l’opéra de Dargomyjski « Rusalka ».  « Moi, j’ai brillamment joué mon rôle minuscule », – se souvenait plus tard la ballerine.

Le pédagogue du Théâtre Bolchoï Valeri Lagounov a précisément caractérisé Plissetskaïa : « La nature unique était déjà de son côté. Il est inutile de discuter avec la nature dans le ballet, elle gagne toujours. Il est important de l’utiliser et développer. Elle savait l’utiliser. Elle a eu un saut masculin rare, cela ne s’est jamais produit auparavant… Deuxièmement, elle avait un grand pas… Et bien sûr, l’intégralité des poses soit plastiques, soit mouvementées. Avant, personne n’a fini ainsi la phrase de ballet…

Maintenant le dessin extérieur. C’est difficile à décrire parce qu’on a l’impression comme s’elle était un dessin de Modigliani : profil biblique, cou long, épaules parfaites, omoplates, dos, jambes un peu courtes, mais quand elle se tient sur les pointes des pieds ils sont équilibrés. Les bras, que puis- je dire de ses bras, si tout est déjà dit ?! En même temps, la position correcte des mains : savoir faire le bon geste, tenir les coudes correctement.

Maintenant l’esprit. Elle a réfléchi au bon moment et a correctement construit la direction de sa carrière. Tout cela lui a donné la possibilité de bien prolonger son âge de ballet. Unique au monde en son genre – personne d’autre n’a réussi autant qu’elle. »

A 80 ans elle continuait à expérimenter… Jusqu’à présent, Maïa Plissetskaïa reste l’image de la Danse. Son art, unissant l’école de la danse académique russe et l’innovation, est l’exemple du style sophistiqué et élaboré dans la culture de la deuxième moitié du XXème – début du XXIème siècle. Le monde est toujours électrifié par l’énergie de Plissetskaïa, c’est le secret de son immoralité et sa popularité incroyable.

Le talent rare d’une actrice tragique, son propre style de la danse, une longévité créative phénoménale, ses numéros de ballet devenus des références… Pour les admirateurs du monde entier elle restera pour toujours une légende, un idéal insaisissable d’une ballerine et une personnalité exceptionnelle. Maïa inimitable… Brillante, inconciliable, audacieuse, capricieuse, fidèle, aimant sa famille… Dans ces combinaisons contradictoires se trouve le paradoxe d’une personnalité capable de changer l’histoire.

« La danse était toujours l’objectif de ma vie. Et cet objectif a été atteint- je dansais », – disait Maïa Plissetskaïa.

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