Le samedi 27 septembre 2025, dans le calme chaleureux d’une journée d’automne, entre les murs de notre Maison russe, s’est tenue pour la première fois la Dictée littéraire — un événement qui a uni les générations et nous a fait ressouvenir ce qui était longtemps oublié.

Huit courageux se sont rassemblés. Huit âmes n’ayant pas craint l’épreuve. De 36 à 84 ans — l’âge n’était pas un obstacle, car le véritable amour pour la littérature ne connaît pas d’années. Il vit en chacun de ceux qui prennent soin de garder en eux la force du mot.

Avant le début de la dictée, les participants furent accueillis par Yuliya Valeryevna Sosipatrova — adjointe à la directrice pour les activités principales de la Bibliothèque universelle scientifique régionale de Mourmansk, et responsable du projet « Action éducative internationale ‘Dictée littéraire’ ». Dans ses paroles d’encouragement résonnaient sagesse et inspiration, comme si elle ouvrait une porte invisible vers un espace particulier — là où règne la littérature.

Puis vinrent les feuilles avec les épreuves. Et… le silence.

Non pas un silence ordinaire, mais un silence concentré, vivant. Parfois seulement troublé par un profond soupir — comme si chaque ligne de l’exercice n’était compréhensible que par celui qui entend non seulement le texte, mais aussi le souffle d’une époque. Quelqu’un contemplait la stuc orné sur les murs — comme si la décoration ancienne cachait des indices de Pouchkine, d’Esenine, de Voznessenski…

Le temps s’écoulait. Les pensées cherchaient les mots justes. Si les réponses ne se trouvaient pas d’emblée, on les déduisait logiquement. Les réponses n’étaient pas faciles à donner, mais — tous s’en sont tirés. Les feuilles furent rendues. Mais personne ne se pressait de partir.

Les conversations commencèrent. Quelqu’un partageait des suppositions, quelqu’un — des doutes, quelqu’un rappelait déjà des vers autrefois appris par cœur. La littérature a uni, a donné un langage commun, indépendamment de l’âge, de la profession ou du parcours de vie.

Et au bout attendait les participants une soirée consacrée à l’œuvre de Sergei Esenin. Mais de cela — plus tard. Car la journée qui avait commencé par la dictée était déjà devenue partie de l’histoire. L’histoire de la Maison russe. L’histoire d’un amour vivant pour le mot russe.