Cet hiver, la Belgique est devenue, pour quelques jours, un véritable pays de conte de fées. Venu du lointain Veliky Ustiug, après avoir parcouru des milliers de kilomètres, le véritable Ded Moroz (le Père Noël russe) a rendu visite aux enfants. Celui-là même des contes russes, avec ses yeux bienveillants, son bâton magique et sa chaleur qui ne connaît ni frontières ni langues.

La fête a réuni plus de 250 enfants et leurs familles. Trois arbres de Noël (Yolka) ont été organisés : vifs, animés, remplis de rires et d’attente d’un miracle. Bruxelles et Anvers se sont transformés, le temps d’un instant, en de véritables villes de contes de fées, où tout est possible pour peu que l’on croie au bien.

La patrie du Ded Moroz russe est Veliky Ustiug, une ville ancienne du nord de la Russie. C’est là que se trouve sa résidence officielle, reconnue à la fin des années 1990. Dans une forêt de pins se dresse un palais de bois féerique, où arrivent toute l’année des lettres d’enfants du monde entier. C’est de là que Ded Moroz part pour ses voyages d’hiver afin d’apporter joie, espoir et le sentiment d’une véritable fête.

À Bruxelles, une véritable aventure théâtrale attendait les enfants. Ils ont assisté à un spectacle racontant comment le petit lutin Kouzia s’est attelé à une tâche difficile : rééduquer Baba Yaga. Avec humour, ruse et un cœur d’or, Kouzia a aidé à mettre de l’ordre dans sa maison pour que le Nouvel An puisse arriver à temps. Les petits spectateurs ont tremblé pour les héros, ont ri, ont donné des indices et se sont sincèrement réjouis de la fin heureuse.

À Anvers, la fête a commencé par une surprise : les enfants eux-mêmes avaient préparé un concert improvisé. Chansons, poèmes et danses ont créé une atmosphère de chaleur et d’unité. Mais illuminer le sapin de Noël ne fut pas si simple : la méchante Reine des Neiges ne voulait pas laisser la fête commencer, aidée par la ruse de Baba Yaga.

Ce n’est que grâce à l’amitié, au courage et au soutien mutuel que les enfants ont pu accomplir toutes les tâches, passer les épreuves et prouver qu’ensemble ils sont plus forts que n’importe quelle magie. Et c’est sous les cris de joie, aux côtés de Ded Moroz et de Snegurochka (la Fille des Neiges), que les lumières du sapin se sont allumées, remplissant la salle de lumière et de bonheur.

Après la fête, une séance photo chaleureuse avec les personnages du conte attendait tout le monde et, bien sûr, des cadeaux sucrés, comme un rappel que les miracles arrivent si l’on y croit.

Ded Moroz a également visité l’exposition de nos jeunes sculpteurs.

Cette visite de Ded Moroz n’était pas seulement un événement du Nouvel An, mais un véritable pont entre les cultures, les rêves d’enfants et une joie commune. Parce que le Nouvel An est une langue que l’on comprend avec le cœur.